Politique européenne

Les pôles européens font le point sur les initiatives communautaires en faveur des structures de gouvernance

Réunis à Vienne du 18 au 20 avril 2012, la conférence des « clusters » européens réunissait plus de 350 participants provenant de 41 pays. Au-delà des échanges nourris entre les participants, le prix du manager de l’année a été décerné au directeur du pôle suédois Cluster 55, tandis qu’un pôle français (Images et Réseaux) était sélectionné pour la première fois.

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L’European Cluster Conference 2012 à Vienne, organisée par Clusterland Upper Austria, Fondation Sophia Antipolis, ecoPlus – lower Austria business agency et MFG Baden-Württemberg, a réuni près de 350 participants de 41 pays.

La conférence des « clusters » européens de 2012 a été l'occasion de faire un point d'étape sur les différentes initiatives en faveur des structures de gouvernance des clusters européens (European Cluster Excellence Initiative - ECEI). Les trois volets de cette initiative ont été présentés par les partenaires privés qui les ont élaborés Ils ont ensuite été débattus par les décideurs politiques, ainsi que les utilisateurs potentiels.

La plate-forme de collaboration « European Cluster Collaboration Platform (ECCP) »

La plate-forme « European Cluster Collaboration »  est censée offrir un lieu de rencontre virtuelle. Elle est alimentée par ses utilisateurs avec l’objectif de développer de nouveaux partenariats, de partager des expériences et de suivre l’actualité des différents secteurs d’activités. Actuellement, la plateforme comporte 1340 utilisateurs pour 621 organisations inscrites et propose 353 documents divers. En revanche, l’enquête faite récemment sur le fonctionnement de cette plate-forme n’a réuni que 167 participants. Réellement mise en place en 2010, cette plate-forme a eu jusqu’à présent un succès limité. La Commission européenne prévoit de la renforcer dans les mois qui viennent.

Le label « European Cluster Management Excellence label »

Les interventions ont permis de constater que les modalités, la définition et la procédure de l’attribution de ce label ne sont pas encore entièrement finalisées au niveau européen. Toutefois, trois labels « gold » ont été attribués à titre expérimental, à des « clusters » européens à la demande de la Commission européenne (un allemand Silicon Saxony e. V. ; un espagnol FEMAC.CAT The Cluster of Agricultural Machinery et un norvégien NCE NODE - Norwegian Offshore Drilling Engineering). Ces organisations ont été évaluées par les experts de l’ECEI. Elles ont réussi à obtenir un résultat de plus de 80% sur la base des 31 indicateurs élaborés par les partenaires du projet. Les premiers trois labels sont des labels pilote qui n’ont pas encore la reconnaissance officielle. Celle-ci doit faire l'objet d'une approbation par un comité international dont la mise en place n’est pas encore définie. De plus, l’articulation entre le label européen et le système d'étoiles délivré par l’European Foundation for Quality Management (EFQM) n’est aujourd’hui pas claire et demande également à être précisé. La date à laquelle les clusters pourront postuler à la procédure d'attribution du label européen n’est malheureusement pas encore connue. 

Formation et outils de formation pour les directeurs des « clusters »

Emiliano Duch de IESE Business School et son équipe ont présenté les outils de formation et le programme de formation qu’ils ont développés pour les formateurs en faveur de la gouvernance des clusters.

Table ronde sur les trois volets de l’initiative ECEI

M. Pascal Rogard, sous-directeur Europe et partenariats internationaux de la DGCIS, a notamment signalé les problèmes que pourraient rencontrer les partenaires et les bénéficiaires de ces initiatives. Il a posé des questions concrètes sur leur fonctionnement. Il a rappelé que l’Europe compte actuellement plus de 2000 « clusters », très hétérogènes dans leurs modes de fonctionnement, leurs compositions et leur financement. En plaidant pour une plus grande simplicité des processus par rapport à ceux proposés par la Commission et l’EFQM, M. Rogard a également posé la question des coûts pour l’obtention du label « gold » ou ceux pour la formation des formateurs. Il a également évoqué les avantages concrets que ce label devrait avoir pour les « clusters », tels que la possibilité de faciliter l’accès aux programmes communautaires ou encore la diminution de charges administratives pour les « clusters » labélisés accédant aux projets européens.

Certains participants ont expliqué l’utilité de l’exercice du « benchmark » qu’ils ont pu faire dans le cadre de cette initiative. Ils ont néanmoins exprimé leurs inquiétudes sur les suites de cette initiative, plus particulièrement concernant le label et le programme de formation. Suite à ce débat, le texte relatif au « Cluster manifesto » a été approuvé.

La journée de travail s’est terminée par l’intervention de M. Peltomaki, DG adjoint de la DG Entreprises et Industrie de la Commission européenne. Il a indiqué à cette occasion l’importance des « clusters » en tant que levier de l’innovation, s’inscrivant dans plusieurs initiatives phares de la Stratégie Europe 2020.

Le prix du directeur de « cluster » de l’année

Récompensant un directeur de « cluster » pour la qualité de ses actions, le prix a été attribué à Micaël Gustafsson (Cluster 55, Suède). Bertrand Guilbaud directeur général du pôle français « Images et Réseaux » était le premier français sélectionné pour le titre. Environ 200 personnes ont voté pour départager les quatre dirigeants sélectionnés.

L’atelier internationalisation

Parmi les représentants français à cet atelier, France Clusters (partenaire du projet ECEI), Oséo (porteur du projet Tactics), la Fondation Sophia Antipolis (coorganisateur de la conférence) et plusieurs pôles (Images et Réseaux, Plastipolis, Uptex, EMC2) ont notamment exprimé leurs points de vue.

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