Pôles de compétitivité
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Un écosystème des pôles pour favoriser l'innovation et la croissance

Le développement de l’écosystème d'innovation et de croissance constitue l'un des trois axes de développement des pôles de compétitivité.

Cet écosystème des pôles est constitué par un ensemble d’éléments qui contribuent à favoriser l’innovation et à générer la croissance :  

Pour illustrer l’organisation des pôles, le schéma ci-dessous très simplifié mérite quelques commentaires.

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Le cœur du dispositif (le cœur, les pétales)

Les pôles de compétitivité visent à mobiliser en réseau les acteurs économiques et académiques, dans un espace géographique donné, autour de stratégies de développement et de projets communs à fort contenu innovant et en valeur ajoutée. L’originalité de l’approche réside dans la coopération effective de trois types d’acteurs :

  • Les entreprises ;
  • Les centres de recherche ;
  • Les organismes de formation.

Les coopérations croisées entre ces trois acteurs doivent se concrétiser par la mise en œuvre d’actions spécifiques telles que :

  • Le partenariat entreprises-centres de formation : formations spécialisées, gestion des compétences, etc.
  • Le partenariat entreprises-organismes de recherche : incubateurs, valorisation, recherche contractuelle, travaux de R&D collaboratifs, etc.
  • Le partenariat centres de formation-organismes de recherche : recherche universitaire, enseignants chercheurs, etc.

L’assise du dispositif (les racines)

Les compétences des hommes, notamment leurs idées et leurs talents, ainsi que les moyens financiers tels les financements privés (investisseurs providentiels ou « business angels », capitaux risqueurs) et les aides publiques ciblées, sont la « sève » de ces pôles de compétitivité. Elles conditionnent largement leur dynamisme et leur développement.

L’ancrage territorial (le substrat)

L’ancrage du pôle dans son territoire est lié à la définition même d’un pôle de compétitivité. Le pôle, tout en s’appuyant sur les structures existantes (tissu industriel, campus, infrastructures communes, etc.), doit avoir comme objectif :

  • Le développement des projets structurants permettant de renforcer les collaborations entre ses membres et avec d’autres acteurs : plates-formes d’innovation et de services, campus, laboratoires d’usage, etc.
  • Le recours à une politique foncière et de développement urbain propre à assurer un développement cohérent du tissu industriel, des capacités de recherche publique et des établissements d’enseignement supérieur.

Le rôle des clients et des fournisseurs spécialisés

La présence à proximité des pôles, de fournisseurs spécialisés, mais aussi de clients susceptibles d’adopter de manière précoce des solutions innovantes, voire de les tester avant mise sur le marché et de contribuer à leur amélioration comme c’est le cas dans les laboratoires d’usage, constitue un atout essentiel.

Vers des écosystèmes de développement de la connaissance

Au-delà de ces dispositifs, les pôles doivent devenir de véritables écosystèmes de développement de la connaissance. Pour cela ils doivent :

  • Programmer leur développement international, rechercher des coopérations technologiques avec des pôles ou « clusters » étrangers afin d’y trouver des briques technologiques manquantes ou de nouveaux marchés ;
  • Contribuer à la mise en place de formations susceptibles de répondre aux besoins de leurs membres, et notamment des entreprises, et plus largement intégrer la problématique de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

Les pôles de compétitivité
DATAR et Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie

http://competitivite.gouv.fr/index.php?id=303