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Projet abouti

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Sylvogène : la maîtrise des propriétés technologiques du pin maritime, au service de l'industrie

Xylofutur, 

Copyright FCBA

Réussir le reboisement de la forêt aquitaine grâce à de nouvelles variétés améliorées de pin maritime et de nouvelles méthodes de gestion sylvicole. Répondre aux attentes industrielles. Mettre à disposition de la profession des outils d’analyse et de gestion des ressources.  

Le projet Sylvogène a été labellisé par le pôle Xylofutur. Il a bénéficié d'une subvention dans le cadre du 7e appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI).

Accompagner les sylviculteurs dans la recherche de méthodes de production performantes

Suite à la tempête Martin de 1999, le massif forestier de pin maritime aquitain a été fortement touché.  Cet évènement faisait craindre une raréfaction des ressources à moyen terme pour l’industrie, tant en quantité qu’en qualité. Il soulignait aussi la nécessité d’intégrer ces risques exceptionnels dans la gestion sylvicole. Au moment de la reconstitution de la forêt, le projet

Sylvogène avait pour objectif principal d’accompagner les sylviculteurs dans la recherche de méthodes de production performantes. Il visait à assurer la fourniture  de matière première adaptée aux industriels. Il était alors indispensable de maintenir la compétitivité de l’ensemble de la  filière bois en Aquitaine par la maîtrise des coûts et l’innovation. Le projet se déclinait en quatre axes majeurs :

  • créer et mettre à disposition de nouvelles variétés améliorées de pin maritime,
  • assurer la réussite du reboisement et prévenir les pertes de production,
  • intégrer les attentes industrielles dans la gestion sylvicole,
  • transférer à la profession des outils d’analyse et de gestion des ressources forestières.  

Les partenaires

  • Le porteur du projet est l'Institut technologique forêt, cellulose bois-construction et ameublement (FCBA)
  • Autres partenaires: Inventaire forestier national, INRA, CRPF-CPFA, Gascogne, SmurfitKappa, Tembec, CAFSA, Forelite, Vilmorin, Cabinet François Capes, Office national des Forêts.

Les premières retombées

  •  Résultats, produits, prototypes, démonstrateur, services issus des travaux : le projet a permis :
    • la création de nouvelles variétés de pin maritime plus performantes, l’installation de 3 vergers à graines qui entreront en production dans 5 ans. Gains de production attendus : + 35% sur la croissance et + 45% sur la rectitude,
    • la mise au point d’un logiciel Sylveco© pour optimiser la gestion de peuplement par le sylviculteur. Il intègre des critères techniques mais également les risques et les aléas de production (tempêtes, incendie, gel),
    • la création d’une base de données pour la  technologie du bois issus de ligniculture, le développement de modèles prédictifs de la qualité du bois permettant de simuler et d’appréhender les conséquences de choix sylvicoles sur la qualité du bois. Il est désormais possible de trier les produits en forêt au moment de l’exploitation, en fonction de paramètres morphologiques. Ceci permet une meilleure valorisation avec la perspective d’intégrer ces modèles sur les machines d’exploitation forestière (informatique embarquée),
    • le développement d’outils informatiques permettant de gérer et de simuler l’évolution de la ressource en pin maritime (Simulateur IFN-CAPSIS) au niveau régional
  • Publications, conférences, colloques : 14 publications scientifiques dont 10 dans des revues internationales, 14 communications scientifiques dans des congrès internationaux,
  • Thèse : 1
  • Perspectives : Renforcer la capacité de croissance du pin maritime et le taux de récolte par unité de temps, améliorer la qualité et les rendements industriels. À court terme (5 ans), un gain moyen de 30 000m3 par an  est attendu sur le massif forestier de pin maritime, soit près de 1 M€ /an en moyenne sur 30 ans. L’amélioration de la qualité des peuplements permettra à la filière de se positionner sur de nouveaux produits, notamment pour les usages en structure, pour lesquels de très importantes parts de marché sont à saisir (plusieurs centaines de milliers de m3 de sciages à court et moyen terme). En matière de production de plants et de graines, la croissance du marché est évaluée à 250 et 300 k€/an environ (graines et plants issus de croisement contrôlé), avec des parts de marché possibles à l’export (Espagne).  

Les pôles de compétitivité
DATAR et Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie

http://competitivite.gouv.fr/index.php?id=576