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Projet abouti

Biotechnologies / Santé

Biothérapic : le développement de vaccins thérapeutiques pour soigner l'hépatite C

Lyonbiopôle, 

Copyright Transgène

Définir la tolérance des patients au premier candidat vaccin contre l’hépatite C, réduire la durée du traitement et ses effets secondaires, valider les tests à l’échelle mondiale.

Le projet Biothérapic a été labellisé par le pôle de compétitivité Lyonbiopôle dès 2005. Il a bénéficié d’une aide dans le cadre d’un appel à projets du fonds unique interministériel (FUI). Ce projet est achevé depuis novembre 2009 et les premiers résultats portent leurs fruits.  

Réaliser un essai clinique d’un premier candidat médicament pour soigner l’hépatite C

Actuellement, l’hépatite C est dépistée par des dosages antigéniques sanguins. Le traitement est une combinaison de deux antiviraux : l’interféron « alpha pégylé » et la ribavirine. Ce traitement doit être maintenu pendant presque un an avec des effets secondaires importants et un succès de traitement de l’ordre de 50% seulement.

Le projet visait à accélérer le développement de vaccins thérapeutiques contre l’hépatite C. Il s'agit d'une maladie infectieuse transmissible par le sang et due au virus de l'hépatite C . Elle s’attaque au foie. L'infection se caractérise par une inflammation du foie (l’hépatite) qui peut évoluer vers une hépatite chronique et plus tard une cirrhose et un cancer du foie. Il n’existe aucun vaccin disponible contre l'hépatite C.      

L’objectif du projet Biotherapic était de réaliser un essai clinique d’un premier candidat vaccin. Il s’agissait de définir la tolérance des patients à cette première injection, correspondant à la phase I des tests nécessaires. Cette première étape est indispensable au démarrage de la phase II qui permettra de définir la meilleure dose pour obtenir un effet thérapeutique du vaccin. L’approche utilisée au cours des tests est particulièrement innovante car elle combine simultanément deux nouvelles caractéristiques :

  • Soigner la maladie : l’évaluation de l’effet d’un vaccin visant à induire une réponse immunitaire cellulaire ;
  • Détecter des anticorps spécifiques du virus de l’hépatite C à l’échelle miniature, grâce à une puce à anticorps. Ceci devrait permettre le diagnostic chez un patient infecté ou non et le pronostic, en fonction des antigènes viraux présents, de l’évolution l’hépatite C.

Cellule exprimant les antigènes du vaccin. Copyright Transgène

La création d’un réseau de compétence unique en infectiologie

Avec l’ensemble des partenaires, le projet envisageait de créer un réseau unique de compétences en infectiologie. Le but était de bénéficier d’un tel réseau pour toutes les étapes de création du médicament, allant de la recherche, jusqu’au développement clinique.

  • Le porteur du projet est Transgene . C’est une société biotechnologique développant des approches d’immunothérapie active dans le domaine du cancer et des maladies infectieuses. Son rôle est de mettre au point un vaccin thérapeutique issu de sa plateforme technologique.
  • Les Hospices de Lyon : établissement public de soins également promoteur d’essais cliniques en particulier de phases précoces dans le domaine des hépatites liées aux virus.
  • Le CHU de Grenoble : établissement public de soins également impliqué dans les essais cliniques de phase précoce et en particulier le service d’hépatologie.
  • L’Inserm, établissement public, dont les unités de recherche ont été impliquées pour la mise au point d’un test de dépistage et de suivi (puce) et également le développement d’une seconde génération de vaccin (polyprotéine).
  • Le CNRS : établissement public dont une unité a été impliquée dans le développement d’un vaccin de seconde génération

Les premières retombées technologiques et économiques

  • Produit, prototype, services issus des travaux de R&D : le premier candidat vaccin a été administré à 39 patients au stade chronique de l’infection. Il a permis de constater son innocuité. Cette phase a également montré son efficacité antivirale. C’était l’objectif de la phase I, incontournable avant d’entreprendre une nouvelle phase de validation à l’échelle mondiale.

Flacon contenant le produit administré lors des essais. Copyright Transgène

  • Emplois : 23, dont 12 emplois directs créés, 6 emplois maintenus et 5 emplois indirects créés ou maintenus
  • Brevets : 4 
  • Publications, communications : 15 articles publiés, une trentaine de communications orales ou posters à des congres internationaux et nationaux.
  • Les perspectives : le projet se poursuit de façon très encourageante dans le cadre du projet Alphavac qui concerne la phase II des tests.

 

 

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