Pôles de compétitivité
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Projet abouti

Agriculture/AgroalimentaireAlimentation sûre, saine et durable

Basele : lutter contre les maladies bactériennes des légumes (mâche, poireau, radis, échalotte)

Végépolys, 

Crédit photo Fleuron d'Anjou N012

Détecter les bactéries responsables des maladies de la mâche, du radis, du poireau et de l’échalote, proposer des méthodes pour lutter contre ces maladies, réduire les dégâts et améliorer la qualité des produits commercialisés (semences et légumes).

Le projet Basele a été labellisé par le pôle Végépolys. Il a bénéficié d’une subvention dans le cadre du 4e appel à projets du fonds unique interministériel (FUI).

Le contexte

Les cultures légumières et la production de leurs semences sont menacées par diverses maladies bactériennes. Le radis, la mâche, le poireau et l’échalote présentent un intérêt économique majeur pour la compétitivité du bassin Val de Loire.  

L’objectif du projet

L’objectif du projet était de développer des méthodes efficaces pour maîtriser les maladies bactériennes préjudiciables aux productions légumières du Val de Loire. Ces méthodes portaient  sur les légumes et sur les semences commercialisés.

Pour cela, le projet visait à mettre au point des innovations technologiques inexistantes au début des travaux : des méthodes d’analyse et de diagnostic ainsi que des outils pour l’acquisition de connaissances relatives à ces maladies et la description des agents pathogènes en cause. Il se décline suivant les produits :

  • Mâche : la tache bactérienne constitue la maladie la plus préjudiciable à la production française. Sa maîtrise est essentielle pour permettre au bassin nantais, 1er bassin de production européen, de maintenir son rang et sa compétitivité.
  • Radis : l’objectif est de maîtriser la maladie des « taches bactériennes » depuis l’étape de production de semences jusqu’à la récolte des radis de consommation.
  • Poireau : l’objectif est de fournir aux filières semences et plants de poireau des outils de contrôle sanitaire des semences et plants pour fournir aux producteurs un matériel végétal sain.
  • Echalote : il s’agit avant tout de connaître l’agent qui cause des pourritures dans les parcelles du Val de Loire.

Les partenaires du projet :  

  • IDfel Val de Loire (Initiatives Développement Fruits et Légumes)  est le porteur du projet. Il représente les entreprises du Val de Loire productrices de mâche (80% de la production française), radis (41%), poireaux (33%) et échalote (>10%).
  • Clause-Vegetable seeds 
  • Vilmorin 
  • INRA : Unité mixte de recherche « Pathologie Végétale » (UMRA77) du centre d’Angers-Nantes    
  • La Fédération nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences (FNAMS) chargée de la mise en place d’itinéraires techniques en production de semences 
  • L’Association Régionale d’Expérimentation Légumière des Pays de la Loire (ARELPAL) avec ses 3 entités de relais et d’appui technique aux maraîchers ; le CDDM44 - www.cddm.fr , le CDDL49  www.cddl.org et le GDM85.

Description des travaux menés

Selon les connaissances déjà acquises au démarrage du projet sur les bactérioses des quatre cultures étudiées, les travaux menés ont suivi tout ou partie de la démarche suivante :

  • Mise en évidence / confirmation de l’origine bactérienne précise des symptômes observés
  • Mise au point de tests pour la détection des différentes bactéries en cause dans leur environnement
  • Recherche des sources de contamination  (semences, sol, débris végétaux)
  • Etude du cycle biologique et de l’épidémiologie (facteurs influençant le développement de la maladie) 
  • Préconisation de méthodes de lutte contre les maladies  

Premières retombées technologiques et économiques

  • Résultats, produits, prototypes, démonstrateurs, services issus des travaux de R&D

Le projet a permis d’identifier les bactéries responsables pour chaque espèce, pour certaines d’établir des méthodes de détection de celles-ci et de comprendre les situations dans lesquelles elles pouvaient se répandre :  

    • Mâche : identification de la bactérie, mise au point de méthode de détection de la bactérie sur plante, semence et sol, mise au point d’un test d’évaluation de la sensibilité variétale, identification de vecteurs du pathogène : le sol et les semences
    • Radis : identification de 2 bactéries, mise au point de méthode de détection pour une bactérie sur plante et semence, hiérarchisation des vecteurs du pathogène 
    • Poireau : mise au point de méthode de détection de la bactérie en cause sur plante et semence, mise au point d’une méthode innovante de contrôle de l’état sanitaire des semences et des plants.
    • Echalote : identification de la bactérie, mise au point de méthode de détection, détermination des étapes de culture favorables au développement de la maladie (séchage au champ après brisure des feuilles).
  • Conférences, colloques : 5  dont 1 à l’international  
  • Publications scientifiques : 3 revues scientifiques à comité de lecture et divers autres
  • Mises en perspective : la mise en place de premières mesures préventives et les perspectives ouvertes permettent d’envisager un maintien de la productivité et des productions, sauvegardant ainsi les nombreux emplois induits dans le bassin. 
    • Sur mâche, les sources de résistance identifiées pourront générer un programme de création de nouvelles variétés résistantes à la bactérie. 
    • Sur radis, la meilleure connaissance des pathogènes bactériens et les méthodes de détection développées conduiront à définir une méthode de lutte intégrée assurant une qualité sanitaire aux utilisateurs de semences et aux consommateurs de radis en botte. Les outils développés contribueront à la sélection de variétés de radis résistantes (tolérantes) à la bactériose. 
    • Sur poireau, une méthode innovante de contrôle de l’état sanitaire des semences et des plants sera proposée aux organismes de validation internationaux pour être retenue comme référence internationale. 
    • Sur échalote, des recherches de méthode de lutte pourront être mise en place à partir des connaissances acquises sur l’agent responsable et sa biologie.  

Les tests de détection mis au point sont d’ores et déjà utilisés par les partenaires du projet.  La mise en place de ces premières mesures préventives contre les maladies des légumes et les perspectives permettent d'envisager un maintien de la productivité et des productions. Elles permettent également de sauvegarder les nombreux emplois induits dans le bassin du Val de Loire.

 

Les pôles de compétitivité
DATAR et Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie

http://competitivite.gouv.fr/index.php?id=576