
Une délégation de la direction générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS, ex DGE) s’est rendue au Mexique en novembre 2008 afin de découvrir les avancées de la politique d’innovation mexicaine.
Des rendez-vous à Mexico, Querétaro, Guadalajara et Monterrey ont permis de poser les bases d’une coopération industrielle bilatérale basée sur le maintien d’une coopération institutionnelle mais aussi sur l’identification de partenariats technologiques.
La mise en place d’un groupe de travail de haut niveau franco-mexicain confié à de grands groupes industriels, souhaité par M. Sarkozy, président de la République française et M. Calderon, président de la République mexicaine a donné une impulsion à la coopération économique. Un des axes du projet de rapport qui sera remis à MM. Sarkozy et Calderon le 9 mars 2009, lors de la visite au Mexique du Chef de l’Etat, sera consacré aux pôles de compétitivité. Le Mexique souhaite en effet développer une politique d’innovation et structurer une politique encore émergente de pôles.
La mission de la DGCIS a été l’occasion de présenter la politique française des pôles de compétitivité. En effet, les autorités mexicaines réfléchissent actuellement à la mise en place d’une politique d’innovation qui pourrait s’inspirer de notre propre concept tout en l’adaptant pour tenir compte des spécificités locales (fédéralisme, par exemple). De plus, la création d’un ministère de l’aménagement du territoire, qui pourrait regrouper vraisemblablement une administration dédiée aux pôles de compétitivité, est actuellement à l’étude.
Un grand nombre de pôles ressemblent davantage à des regroupements d’entreprises et/ou à des parcs industriels mais bien souvent sans volonté d’intégrer la composante innovation. Certains commencent à se structurer en incluant les aspects recherche et développement, comme par exemple le pôle Cadelec spécialisé dans le domaine des TIC à Guadalajara. D’autres ont constitué des structures de gouvernance en associant le triptyque entreprises/centres de recherche/universités. Ainsi, le parc industriel et d’innovation technologique de Monterrey a défini sa stratégie pour la création de pôles de compétitivité au Mexique. Consulter le document. Preuve du dynamisme de la relation bilatérale, une convention aéronautique franco-mexicaine est programmée courant 2009 ; la question de la création d’un pôle aéronautique sera d’actualité. Une convention d’affaires franco-mexicaine des PME est prévue en novembre 2009 au Mexique, suite à la visite du ministre français de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi à Mexico les 11 et 12 novembre 2008. Ce dernier événement pourrait notamment être l’occasion de renforcer la connaissance mutuelle pour les pôles de compétitivité français intéressés à une coopération avec le Mexique.
Cette mission a aussi été l’occasion de poursuivre le dialogue institutionnel avec les autorités mexicaines dans le domaine de l’innovation et de la R&D. Un certain nombre de pôles de compétitivité français ont marqué leur intérêt pour nouer des contacts en vue de l’établissement de partenariats, notamment dans les secteurs de l’aéronautique, de l’agroalimentaire, des énergies renouvelables et de l’environnement.
À ce stade deux pôles de compétitivité sont engagés dans des actions au Mexique. Le pôle « Aerospace Valley » travaille à la création d’un pôle aéronautique dans la ville de Querétaro. Le pôle « Végépolys » a participé à la création de deux agro-parcs à Guadalajara…
Contact à la DGCIS : Thierry Vautrin
Une délégation de la Direction Générale des Entreprises s’est rendue en mission au Mexique en janvier 2007. Organisée par la mission économique de Mexico, cette visite au Mexique était destinée à explorer les perspectives de partenariats avec ce pays dans le domaine des hautes technologies et prendre des contacts dans plusieurs Etats mexicains, qui ont tous tenu à présenter leurs spécificités et leurs potentialités de coopération avec la France (Etats du Nuevo Léon, de Jalisco, de Mexico et de Vera Cruz).
Les secteurs de l’automobile, de l’agroalimentaire, des machines outils, de la santé ou de l’électronique sont à l’origine du dynamisme économique de L’Etat du Nuevo Léon Un bassin de formation structuré autour de 30 universités (dont l’institut technologique de Monterrey) permet de disposer d’une main d’œuvre qualifiée (5000 ingénieurs diplômés par an) et de créer de nombreux liens entre le milieu académique et l’industrie. L’Etat du Nuevo Léon souhaite désormais axer son développement industriel autour de l’économie de la connaissance, mais également asseoir une industrie manufacturière forte. Dans ce cadre les autorités de l’Etat veulent en priorité créer un centre de recherche dédié à la médecine et aux biotechnologies (essais cliniques, vaccins, équipements médicaux et hospitaliers) ainsi que favoriser le développement des énergies renouvelables et des biotechnologies dans le domaine de l’agroalimentaire.
L’Etat de Jalisco (9% du PIB du Mexique) dispose d’une industrie électronique très forte, qui s’est développée depuis quelques années. La région de Guadalajara est considérée comme la vallée de la production et du design industriel dans ce domaine. Plus de 150 entreprises y sont implantées, mexicaines (Solectron) comme étrangères (Kodak, IBM, HP, Thomson, Siemens, Motorola). Le développement technologique s’appuie notamment sur le CINVESTAV qui a installé à Guadalajara un centre de recherche spécialisé en électronique. Ce centre de recherche fonctionne autour de deux activités bien identifiées : une activité de recherche fondamentale (centre de technologie des semi conducteurs, ingénierie électrique et science de l’ordinateur), et une activité de développement technologique pour son propre compte ou sur contrat avec des industriels (notamment ST microelectronics, mais également IBM). Il recherche donc régulièrement des partenaires industriels sur la base de cession de licence. Enfin L’Etat de Jalisco souhaite développer prioritairement des partenariats avec la France dans le domaine de l’agroalimentaire et des technologies de l’information.
Les forces industrielles de l’Etat de Mexico dont la capitale est Toluca sont l’automobile (présence de Valeo climate control), l’industrie chimique et pharmaceutique, l’agroalimentaire ainsi que l’industrie textile. L’Etat souhaiterait se diversifier autour des secteurs des biotechnologies et des logiciels. Un projet de cluster automobile destiné à intégrer l’ensemble des éléments de la chaine de valeur de l’automobile et promouvoir l’innovation dans les entreprises du secteur est en cours de constitution avec le soutien du TEC de Monterrey.
De son côté, l’Etat de Veracruz semble performant en matière de laboratoires de Santé et de diagnostic phytosanitaire dont les travaux sont réalisés en collaboration avec l’université de Veracruz. Le laboratoire de santé de Veracruz est une référence au Mexique (niveau de sécurité 3, 1000 m2 d’infrastructures) et bénéficie de l’appui du CONACYT. Il réalise des diagnostics épidémiologiques (tuberculose, dengue), de la recherche (Sida, tuberculose) et de la formation de scientifiques. L’Etat souhaite également favoriser le développement des clusters, notamment dans le domaine des TIC et de l’agroalimentaire. L’agriculture de l’Etat apparaît très diversifiée (café, cacao, vanille, horticulture, produits marins) grâce à la biodiversité dont bénéficie l’Etat. Des coopérations scientifiques entre la France et l’Etat de Veracruz existent déjà notamment avec le CIRAD, la région d’Avignon, l’agropolis de Toulouse ou le labo océanographique de Sète. Des collaborations pourraient également être développées sur les huiles essentielles, la normalisation et l’automatisation des contrôles sanitaires, le traitement des eaux ou l’aquaculture.
Notre pays bénéficie d’une excellente image au Mexique tant au niveau politique, culturel et scientifique qu’au niveau industriel. Un grand nombre des interlocuteurs rencontrés étaient francophones, voire très largement francophiles. Malgré le grand nombre d’échanges scientifiques entre la France et le Mexique, nos industriels sont cependant peu présents dans des partenariats avec des laboratoires et des instituts mexicains. Cette absence des industriels français dans les partenariats technologiques initiés par les mexicains est d’autant plus regrettable que le gouvernement mexicain fédéral comme les autorités locales cherchent à repositionner le tissu industriel du pays vers les secteurs de hautes technologies, notamment dans le domaine des TIC, des matériaux, des énergies renouvelables, de la santé et de l’agroalimentaire, et que le Mexique constitue, d’autre part, une excellente porte d’entrée vers le marché américain.
Investissements d'avenir-Plates-formes mutualisées d'innovation
Jusqu'au 30 janvier 2012
Les projets aboutis
Vie des pôles
Partenariat inter-pôles à l'international
Design et numérique | Cap Digital Paris Region
Gestion des compétences | Véhicule du futur
Investissements privés | Lyonbiopôle
Agenda des pôles
6 mars
20 mars au 21 mars
Les pôles de compétitivité
DATAR et Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie
http://competitivite.gouv.fr/index.php?id=335